Au secours, voilà W !
Dans les lettres de l’alphabet, il y a en a deux qui sont particulièrement évocatrices pour les économistes. Tout d’abord il y a le V, signe d’une récession suivie d’une période de forte croissance prolongée. Et puis il y a le W, signe d’une récession suivie d’une petite reprise avant une rechute de l’économie pour seulement après retrouver le chemin de la croissance durable. En cet été 2010, le combat est acharné entre V et W et nul ne sait qui sera le vainqueur. Jusqu’en juin, V avait l’avantage des pronostics mais depuis l’été, W revient en force. Les indicateurs économiques moins vigoureux que prévus aux Etats-Unis et en Chine sèment le trouble. L’économie mondiale va-t-elle de nouveau replonger ? Trop tôt pour le dire mais, en tout état de cause, la reprise ne sera vraisemblablement pas aussi franche et dynamique que ce que l’on aurait pu rêver… c’est qu’on ne se remet pas aussi facilement que ça de la pire crise économique de ces 50 dernières années.
Plusieurs indices laissent penser que la reprise se confirme en Europe. Selon une enquête publiée par la Commission européenne, le niveau agrégé de confiance des ménages dans la zone euro a atteint, en juillet, son plus haut point depuis mars 2008, pour s'établir à 101,3 contre 99 en juin. Le moral des industriels et des dirigeants d'entreprise dans le secteur des services est également en hausse. A noter également que le taux d'utilisation des capacités industrielles en zone euro est en hausse, à 77,4% contre 75,5% trois mois plus tôt.
Le taux de chômage est resté à 10% en zone euro en juin, conservant ainsi un niveau stable depuis mars. Il était de 9,5% en juin 2009. Il est également resté inchangé dans l'ensemble de l'Union Européenne (UE), à 9,6% en juin. En Allemagne le taux de chômage est passé de 7,7% en mai à 7,6% en juin, alors que dans le même temps en Espagne il augmentait à 20% en juin (contre 19,8% en mai). C’est en Autriche et aux Pays-Bas que l’on constate les plus bas taux de chômage, à respectivement 3,9% et 4,4%. A l’inverse, l'Espagne et la Lettonie ont des taux de chômage supérieurs à 20%. Sur un an, seuls trois Etats ont connu des baisses du chômage : l'Autriche (de 5,1% à 3,9%), Malte (de 7,2% à 6,5%) et l'Allemagne (de 7,7% à 7%).
Du côté des grandes économies européennes, le PIB britannique a progressé quasiment deux fois plus que prévu au 2ème trimestre grâce au rebond du secteur des services et de la construction. Selon les statistiques officielles provisoires, le PIB a progressé de 1,1% sur le trimestre, sa plus forte progression en quatre ans. Sur un an, il a augmenté de 1,6%.
Du coté de l’inflation annuelle, on constate un léger ralentissement à +3,2% en juin contre +3,4% en mai et +3,7% en avril.
En Allemagne, l'indice du climat des affaires IFO a connu en juin la plus forte hausse jamais enregistrée et s'est rapproché de son niveau record à 106,2 points. L'indice PMI des directeurs d'achat est également en hausse, à 59,3 points contre 56,7 en juin. L'industrie comme les services participent à ce rebond et les carnets de commande se remplissent non plus seulement du fait des exportations mais également du fait d’une demande interne plus robuste.
La dette souveraine a continué à alimenter l’actualité. L’agence de notation financière Moody’s a abaissé de deux crans la note souveraine du Portugal, à A1 contre Aa2 et d'un cran la note souveraine de l'Irlande, de Aa1 à Aa2. Dans l'échelle utilisée par Moody's, la note Aa2 est la troisième la plus élevée dont peut bénéficier un emprunteur, après Aaa et Aa1. Ces annonces, déjà anticipées, n’ont pas eu beaucoup d’impacts sur les marchés.
Côté Bourse
Si l’on ne devait retenir qu’un évènement économique en ce mois de juillet, c’est la communication des résultats des stress tests des banques européennes. Les banques incapables de maintenir un ratio de fonds propres Tier 1 d'au moins 6% d'ici fin 2011 dans le plus dur des scénarios étaient considérées comme ayant échoué aux tests. Au total seules 7 des 91 grandes banques européennes soumises aux tests de résistance ont été recalées, ce qui signifie qu'elles devront lever des fonds pour renforcer leur situation financière. Il s'agit de cinq Caisses d’Epargne espagnoles (Civica, Cajasur, Unnim, Espiga et Diada), une banque grecque nationalisée pendant la crise financière (Atebank) et la banque allemande Hypo Real Estate également nationalisée l’année dernière. Aucun établissement coté n'a échoué. Même si certains analystes ont émis des doutes quant à la pertinence des hypothèses retenues pour ces tests, les résultats ont dans l’ensemble rassuré les marchés.
La saison des résultats semestriels a débuté et les premières annonces sont plutôt positives avec des résultats supérieurs aux attentes et de bonnes perspectives.
Les opérations de fusion/acquisition continuent d’alimenter les marchés. Nokia Siemens Networks (NSN) va racheter des activités de l'américain Motorola pour 1,2 milliard de dollars, consolidant ainsi sa place de numéro 2 mondial du secteur.
Le pétrolier britannique BP cède à l’américain Apache, pour 7 milliards de dollars, une partie de sa production située aux Etats-Unis, au Canada et en Egypte. Le groupe doit aussi se séparer de certains de ses actifs situés au Pakistan et au Vietnam. Ces cessions s’inscrivent dans un plan plus large visant à se séparer de près de 30 milliards de dollars d’actifs dans les 18 prochains mois pour faire face aux coûts de la marée noire dans le Golfe du Mexique. Le groupe a ainsi affiché au 2ème trimestre une perte record pour une société britannique : 17,15 milliards de dollars contre un bénéfice de 4,38 milliards de dollars l'an passé.
Dans le monde des télécoms, Portugal Telecom a consenti à vendre sa part dans le brésilien Vivo à l'espagnol Telefonica pour un montant de 7,5 milliards d'euros. Simultanément, Portugal Telecom entre au capital d’un autre opérateur brésilien, Oi, à hauteur de 22,38% pour un montant maximum d'investissement de 3,7 milliards d'euros.
En France
La production industrielle française est repartie à la hausse en mai, augmentant de 1,7% par rapport au mois précédent après une baisse de 0,5% en avril. Entre mars et mai, la production a augmenté de 2,4% dans l’industrie manufacturière et de 2,2% dans l’ensemble de l’industrie
Après un mois de mai dopé par les achats de téléviseurs avant la Coupe du Monde (+0,6% en révisé), la consommation des ménages français en produits manufacturés est retombée de 1,4% en juin selon l'Insee.
Toujours au chapitre économique, les prix sont restés stables en juin en France (+1,5% sur un an) et le taux de chômage a légèrement augmenté à 10% en juin, contre 9,9% en mai.
La France a parfaitement réussi les tests de résistance du secteur financier, les quatre banques concernées par ces tests (BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole et BPCE - Banque Populaire Caisse d'Epargne) ont démontré qu'elles conserveraient un niveau de fonds propres suffisants dans les différents scénarios de crise retenus.
Le secteur du luxe se porte bien et confirme la reprise. Après les bons résultats de Hermès, LVMH a fait état de ventes en hausse de 16% au 1er semestre de l'exercice 2010 et son bénéfice net a bondi de 53%, à 1,1 milliard d'euros. PPR a fait mieux que prévu avec un résultat net part du groupe en progression de 113,3% sur un an, à 403 millions d'euros.
Les constructeurs automobiles français retrouvent des couleurs. PSA Peugeot Citroën a annoncé avoir signé un accord de coentreprise à 50/50 avec le groupe chinois Changan Automotive afin de mieux se développer sur le marché chinois. Les résultats du constructeur reviennent dans le vert à 1,137 milliard (contre une perte de 826 millions un an plus tôt). Renault a, de son coté, annoncé un résultat net de 823 millions d'euros, contre une perte de 2,712 milliards d'euros il y a un an.
Enfin, Total a réalisé au 2ème trimestre un chiffre d'affaires de 41,32 milliards d'euros, en hausse de 31%, et un résultat opérationnel courant en hausse de 76% à 2,96 milliards d'euros.
L’économie européenne donne des signes de léger mieux, tirée par le dynamisme de l’économie allemande, mais la situation reste encore bien fragile. Les bons résultats des entreprises donnent une bouffée d’air aux marchés après la crise des dettes souveraines et les doutes sur la solidité du système financier européen.
L’activité économique aux Etats-Unis semble ralentir et une série d’indicateurs en atteste.
Le PIB a progressé de 2,4% au 2ème trimestre, selon la première estimation du département du Commerce. Mais cela est un peu moins bien que ce qui était attendu, les économistes tablant sur une croissance de 2,5%. En revanche le chiffre du 1er trimestre a été revu très fortement à la hausse, à 3,7% au lieu de 2,7%.
Du côté des indicateurs négatifs : les ventes de détail ont baissé de 0,5% en juin en raison notamment d'une chute de 2,3% des ventes automobiles, après avoir perdu 1,1% en mai, et les prix à l'importation ont reculé de 1,3% en juin en raison de la baisse des cours du pétrole et de la hausse du dollar. A ces indicateurs décevants s'ajoutent les réserves de brut qui ne cessent de diminuer.
Du coté des indicateurs positifs, la production industrielle a augmenté en juin contre toute attente de 0,1%, des températures supérieures aux normales saisonnières ayant dopé l'usage de la climatisation et donc la production d'électricité. Pour le 2ème trimestre dans son ensemble, la production industrielle est ressortie en hausse de 6,6% en rythme annuel, soit moins que la hausse de 7% enregistrée lors des trois premiers mois de l'année. L'activité économique est en outre tirée par l'investissement des entreprises, qui a progressé de 17% au 2ème trimestre, sa plus forte hausse depuis 2006. Enfin notons que le taux de chômage est resté à un niveau élevé en juin (9,5%).
Les prix à la consommation aux Etats-Unis ont affiché leur 3ème mois consécutif de baisse en juin, avec un recul de 0,1% par rapport au mois précédent, après avoir déjà baissé de 0,1% en avril et de 0,2% en mai.
Dans ces conditions, la Banque centrale américaine a abaissé sa prévision de croissance aux Etats-Unis pour cette année. Le PIB américain devrait être compris entre 3% et 3,5%, alors qu'il y a trois mois, elle visait une croissance allant de 3,2% à 3,7%. Elle anticipe également une décrue du chômage plus lente pour les années à venir. Cette dégradation des perspectives conduit la Fed à envisager de prendre de nouvelles mesures en matière de politique monétaire pour soutenir l'économie américaine.
Côté Bourse
Le géant américain de l'aluminium Alcoa, a publié des résultats trimestriels en hausse et supérieurs aux attentes avec un bénéfice net de 136 millions de dollars.
Du coté des valeurs technologiques, les résultats sont bons également. Apple a dépassé toutes les prévisions avec un bénéfice net de 3,25 milliards de dollars, en hausse de 78%, au 3ème trimestre de son exercice décalé. Le chiffre d'affaires atteint 15,7 milliards de dollars, en hausse de 61%. De son coté, Microsoft réalise sur l'ensemble de l'exercice un bénéfice de 18,76 milliards de dollars pour un chiffre d'affaires de 62,48 milliards, des résultats là aussi supérieurs aux attentes. Microsoft a réalisé au titre de son 4ème trimestre (avril-juin) un profit de 4,518 milliards de dollars et un chiffre d'affaires en hausse de 22%. Même dynamique favorable pour Motorola, qui a dégagé un résultat net de 162 millions de dollars sur le trimestre écoulé, contre 26 millions l'année dernière à la même époque.
Les valeurs financières affichent également des résultats positifs. La 1ère banque américaine, Bank of America, a annoncé un bénéfice net quasi inchangé au 2ème trimestre à 3,1 milliards de dollars. JPMorgan Chase a publié des résultats trimestriels en hausse à 4,8 milliards de dollars. Citigroup a pour sa part fait état d’un bénéfice net de 2,7 milliards de dollars au titre du 2ème trimestre, en baisse de 37% sur un an.
Le pétrolier Exxon Mobil, n° 1 mondial, a publié un bénéfice net en hausse de 91% au 2ème trimestre à 7,56 milliards de dollars et un chiffre d'affaires en hausse de 24%.
La persistance d'un chômage élevé couplée à une croissance molle a fait ressurgir les craintes d'une rechute de l'activité qui torpillerait la reprise de l'économie américaine entamée pendant l'été 2009.
Le gouvernement de Singapour anticipe une croissance économique entre 13% et 15% pour l'année 2010, soit probablement le taux le plus élevé au monde selon des économistes. Le taux de croissance a atteint 19,3% au 2ème trimestre, après une hausse de 16,9% au trimestre précédent.
La Russie, victime d’une sécheresse sans précédent, a annoncé le plafonnement des prix des denrées alimentaires de base, en prévision d'un retour en force de l'inflation à l'automne. Le gouvernement russe prévoit également un plan de privatisations important visant à réduire le déficit budgétaire.
Le marché chinois
L'économie chinoise a connu un ralentissement au 2ème trimestre avec un PIB en hausse de 10,3%, contre 11,9% pour le trimestre précédent. Il s’agit tout de même du 3ème trimestre consécutif avec une croissance à 2 chiffres. Au premier semestre, l'économie a enregistré une croissance de 11,1% sur un an. Les mesures gouvernementales pour éviter la surchauffe semblent ainsi commencer à porter leurs fruits.
La production industrielle a, elle, progressé de 17,6% sur un an au premier semestre. Les investissements dans les zones urbaines, un des moteurs de l'économie, ont eux progressé de 25,5% au premier semestre.
L'indice des prix à la consommation en Chine a enregistré une hausse de 2,9% en juin sur un an, contre 3,1% le mois précédent, nouvelle illustration de l'efficacité des mesures gouvernementales. Ainsi, l'inflation aura été de 2,6% au premier semestre.
Pour clôturer cette série d’indices macroéconomiques, la croissance sur un an glissant des investissements fixes et des ventes au détail s’est établie à respectivement 25,5% et à 18,3%.
L'Agricultural Bank of China (AgBank), qui compte parmi les dix plus grandes banques du monde et possède une clientèle de près de 320 millions de personnes, s’est introduite en Bourse avec une cotation à Shanghai et Hong-Kong. Cette méga opération est toujours susceptible de devenir la plus grosse introduction en Bourse jamais réalisée. A fin juillet, la banque a annoncé avoir levé un total de 20,79 milliards de dollars mais possède encore une option de placement de titres supplémentaires pouvant augmenter ce chiffre (le record de la plus grosse introduction en Bourse s’établit à 21,9 milliards de dollars).
Un nouveau sidérurgiste, Tianjin Bohai Iron & Steel Group, issu de la fusion de quatre entreprises, a fait son entrée cette semaine dans le classement des 10 plus grandes entreprises du secteur en Chine, dans le cadre d'une politique visant à lutter contre la fragmentation excessive du secteur. Aucune nouvelle entreprise ne sera autorisée dans le secteur sidérurgique jusqu'en 2012, alors que parallèlement la consolidation du secteur sera accélérée.
Le but des autorités chinoises est d'avoir 10 grands sidérurgistes qui représentent à eux seuls plus de 60% de la production nationale d'ici 2015, contre 44% en 2009.
Le marché indien
La banque centrale indienne a relevé, mi-juillet, ses taux d'intérêt, à 5,75%, et activé, plus que prévu, son programme d'absorption de liquidités auprès des banques.
L'Inde, où la croissance pourrait dépasser 9% cette année selon les projections du FMI, peine à juguler une inflation galopante, sujet de préoccupation numéro un, dans un pays où trois quarts de la population vit avec moins de 2 dollars par jour. Malgré trois hausses de taux depuis janvier, l'inflation dépasse encore les 10% en juin, un chiffre record au sein du G20.
L'Inde a dévoilé le signe graphique qui représente désormais la roupie, la monnaie nationale, avec comme objectif de placer la devise sur un pied d'égalité avec l'euro, le dollar, le yen, le yuan ou la livre sterling. Jusqu'à présent, la roupie était simplement évoquée avec les abréviations «Rs», «Rps» ou «INR» (Indian rupee).
Le marché brésilien
Le gouvernement brésilien a revu à la hausse ses prévisions de croissance et prévoit désormais entre 6,5% et 7% de croissance pour 2010, contre 5,5% précédemment. Cela rejoint ainsi les prévisions de la Banque centrale qui table sur une croissance de 7,3%.
Le gouvernement a en revanche abaissé sa prévision d'inflation annuelle à 5,2% alors que le budget prévoyait jusque-là une augmentation de 5,5%.
Les principaux pays émergents continuent d’afficher une santé économique forte. Le vrai point d’inquiétude se trouve au niveau de l’inflation en Inde alors que la croissance économique en Chine sera à surveiller afin de voir si la petite baisse de régime du 2ème trimestre est un mouvement de fond ou le simple résultat des mesures gouvernementales anti-surchauffe.
La production industrielle nipponne a baissé de 1,5% en juin par rapport à celle du mois de mai, après 4 mois de hausse consécutive. Cette contreperformance s’explique par un recul dans les industries des transports, dont le secteur automobile, et des composants électroniques.
L’autre donnée décevante provient du marché du travail. Le chômage a augmenté en juin pour le 4ème mois consécutif, atteignant 5,3%, le niveau le plus haut depuis novembre.
Enfin, les prix à la consommation continuent de baisser atteignant -1,0% sur un an, un rythme certes ralenti par rapport au pic d'août 2009 (-2,4%) mais qui reste élevé.
La confiance des ménages japonais continue toutefois de s'améliorer légèrement au mois de juin. L'indice de confiance progresse ainsi à 43,5 en juin contre 42,8 en mai et 42 en avril. Il s'agit de la 6ème progression consécutive.
Une petite reprise de la consommation intérieure s'est fait sentir (+0,5% en juin sur un an), aidée par une hausse du revenu moyen des ménages salariés qui a progressé de 5,6% en juin en comparaison annuelle.
Du coté des résultats des entreprises, à noter essentiellement l’annonce surprise par Sony d’un bénéfice d'exploitation au titre du 1er trimestre de son exercice 2010-2011, grâce à une hausse de la demande et à d'importantes réductions de coûts, qui ont compensé l'impact de l'appréciation du yen.
Le Japon continue sa récupération économique mais reste dépendant de ses exportations et donc dépendant de la croissance en particulier de la Chine et des Etats-Unis.
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+5,82 % CAC 40 |
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+6,20 % DJ Euro Stoxx |
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+7,08 % Dow Jones Industrials 30 |
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+1,65 % Nikkei 225 |
1/ Ind. & Commercial Bank of China (Chine)
2/ China Construction Bank (Chine)
3/ HSBC (Royaume-Uni)
4/ JPMorgan Chase (USA)
5/ Bank of America (USA)
6/ Wells Fargo (USA)
7/ Bank of China (Chine)
8/ Agricultural Bank of China (Chine)
9/ Citigroup (USA)
10/ Santander (Espagne)
Classement selon la capitalisation boursière au 7 juillet 2010
La rédaction de ce document s’est achevée le 2 août 2010.
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